Consultant MarKeTinG

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jeudi 12 juillet 2007

Blendtec et l'iPhone

C'est l'histoire d'une societe americaine qui vend des mixeurs pour les menages americains et qui a eu l'idee de totalement revoir son marketing...

Ils ont eu l'idee d'utiliser les techniques du marketing viral sur Internet et de mettre en ligne des videos sur leur produit phare, le Total Blender. Comme vous pouvez le voir sur la photo, ce produit n'est pas le plus joli, et en plus il est assez cher : 399.95 $ qui est l'equivalent de 290 Euros.

Donc nos amis de Blendtec ont eu l'idee de mettre en scene leur produit avec leur professeur tournesol maison : Tom Dickson, et le challenge, c'est de mixer tout ce qui passe par la tete du marketing de cette societe, et les exemples sont nombreux... Cartes de credit (pour mieux faire taire votre banquier), Jouets transformers, Tuyau d'arrosage, mais aussi Soupe de poulet, Cafe moulu, etc...

Et c'est la que nous arrivons a l'iPhone et Blendtec, ils ont decide de mixer un iPhone dans leur Total Blender, et ils ont presque reussi a tout mettre en cendre, ca fait mal au coeur pour les fans de gadgets. Mais c'est une formidable publicite pour cette societe. En effet, depuis 2 jours, cette video a ete vue plus d'1 million de fois... Ah j'oubliais, ils mettent en vente sur eBay le fruit du mixage.

Ce n'est pas tout, d'apres PodTech, Blendtec etait le 3eme plus gros producteur de videos sur Youtube (en Novembre dernier), a l'epoque ils avaient eu 6 millions de visiteurs sur leur site Willitblend. Ce qui est enorme pour un site de promo d'une marque.

Pour finir, Blendtec a tout compris du marketing et du Web 2.0, ils demandent aux visiteurs de proposer les prochains "objets" a mixer dans leur mixeur ultra puissant. Evidemment ils ont aussi ouvert un blog pour recevoir le retour des fans.

Conclusion, j'attend avec impatience une marque grand public francaise pour se lancer dans ce type d'approche decalee, mais qui rencontre un grand succes aupres du public, et apporte a la marque un capital sympathie tout a fait interessant.

Avez-vous des idees pour vos marques preferees ?

samedi 7 juillet 2007

Publicite nouvelle generation

Grace a l'excellent blog de Pierre Chappaz, ex Mr Kelkoo, j'ai visite la nouvelle forme de publicite utilisee par Club Internet avec Le Duel.

Club Internet


Tres interessant concept publicitaire sur Internet delivre par Club Internet. La page qui apparait est integralement dans une application Flash qui mime le site web de Club Internet. Dans un petit encart se trouve une petite video qui invite l'internaute a ne pas agir pour voir "la suite".

C'est la que ca devient interessant, car la suite bouleverse les publicites que l'on voit habituellement, car les personnages "prennent" la pseudo page web en "otage" pour continuer leur aventure... Ainsi la publicite prend l'ensemble de la page pour terrain de jeu, contrairement a l'habitude.

Ce que je trouve tres interessant, c'est qu'en tant que visiteur "lambda", je n'ai pas ete tente de cliquer quelque part, j'ai ete pris par l'action de la video puis par la prise en otage de la page web par le scenario de cette video. Conclusion, le message est bien passe, et ainsi l'annonceur a atteint son objectif.

A suivre sur d'autres sites, pour d'autres annonceurs. Tf1.fr a je crois deja un peu experimente la chose, mais j'avais ete moins interesse par l'animation.

Et vous, avez-vous deja vu ce type de publicite ?

vendredi 6 juillet 2007

Copains d'avant -> Copains Pro

Interessante nouvelle ce matin, le site Copains d'avant vient d'ouvrir Copains Pro. Ca ressemble a Facebook qui s'ouvre petit a petit au monde professionnel. Le marche du reseau social professionnel commence a etre charge ne serait-ce qu'en France, et encore plus en Europe, et dans le monde.


Petite liste des acteurs en France :

    - Viadeo

    - Xing

    - 6nergies

    - (Ziki)


Je pense que l'on va assister dans l'annee qui vient a une consolidation du marche, il est fastidieux d'avoir a remplir son profil dans plusieurs reseaux professionnels, et je suis certain que je ne suis pas le seul a trouver ca long...

Et vous, sur quels reseaux sociaux etes-vous inscrits?

mardi 19 juin 2007

Et demain ?

La stratégie est de survivre, de glisser sur le système sans faire trop de vagues et de faire durer sa situation le plus longtemps possible. Le plus longtemps possible, c’est à dire essayer de passer le cap des 50 ans sans trop de problèmes. Car n’oubliez pas que la France contrairement aux autres pays européens cultive encore le jeunisme synonyme de dynamisme d’entreprise.  Tout le monde le sait ; certains jobs sont impossibles après 40 ans. Oui après 40 ans vous êtes morts : essayez d’être commercial dans la mode ou de l’habillement après 40 ans ? Les meilleurs commerciaux en place se font sortir sans ménagement en ce moment ; vous voulez des noms ?... Il doit y avoir du  ranking là derrière…

La PME n’échappe en rien à tout ce qui vient d’être écrit. La culture du résultat et de la performance sans délai aboutissent à déstructurer le lien social. La culture du toujours « plus » avec toujours « moins » de moyens ( budgétaires ou humains) mis dans un contexte stratégique fluctuant et mou aboutissent à une pression managériale où les cadres de management intermédiaire, pris entre le marteau et l’enclume, finissent par craquer les uns après les autres. Rien d’étonnant à voir certains pousser leur mal être à des extrémités. J’ai souvent entendu qu’il ne « fallait pas avoir d’état d’âme » pour faire un bon manager. Mille excuses d’avoir eu un cerveau…

Reconnaissons aussi que le contexte managérial des PME aiment les hommes de résultat et affectionnent les vrais durs, seuls capables de les obtenir !!… Les purs, les vrais, (les tatoués) ceux qui ne se posent pas 50 questions avant d’agir. Il y a comme une virilité malsaine en entreprise. Quand je parle de virilité, je ne pense pas qu’aux hommes car certains managers femmes peuvent être pires que les hommes. Ne faisons pas de sexisme ; la perversité est un plat qui se mange froid.

Le contexte n’est pas brillant : il est révélateur du contexte social dans lequel la France barbotte depuis maintenant plus de 20 ans.  Mais les choses peuvent évoluer et la PME peut montrer la voie à suivre. Plus courte dans son effectif elle n’en est que plus réactive pour inventer de nouveaux modes manageriaux.

J’ai une foi enracinée dans l’intelligence des hommes. Je ne fais là encore aucun angélisme ( car j’ai aussi mes travers) mais je suis convaincu que l’on peut trouver de nouvelles pistes qui permettent de conjuguer, performance et exigence de résultat, respect des hommes et de renforcer leur appartenance à l’entreprise.

Mon patronyme me rapproche du monde du Rugby, sport que j’affectionne particulièrement. J’aurais adoré être un n°9…    Mon célèbre homonyme avait le n°10… La parabole est un peu simpliste mais je suis convaincu que l’entreprise ira vers ces modes d’organisation. Exigence, Performance, Solidarité et culture du groupe plutôt que reconnaissance d’un leader me semblent les valeurs de demain. Bouvard et Heuzé parlent pour leur compte de conjuguer « travail et amitié »… et pourquoi pas ?. Osons cette dernière naïveté. Pour la mettre en place je ne vois qu’une seule voie à prendre pour les managers : celle de le sincérité, de la vérité et de l’exemplarité.

Honnêteté et rigueur intellectuelles seront les 2 piliers du management de demain. Osons la simplicité. Elle est souvent gage d’efficacité. A ces 2 piliers je rajouterais un 3eme : celui du plaisir. Le travail n'est pas pas une torture, et l'entreprise un lieu de contraintes; Travailler ensemble doit devenir un plaisir où chacun doit pouvoir s'epanouir. Dans mes différentes expériences d’encadrement j’aimais dire : que « pour pouvoir faire de belles choses il fallait bien se marrer !… » Alors, sans mettre en place de management par le rire (quoi que…), osons au moins celui qui réhabilite le plaisir de partager ensemble une expérience commune.

samedi 16 juin 2007

Google Adwords

Google Adwords est LE moyen pour faire connaitre un site web, un nouveau produit, un nouveau service a un tarif defini par l'annonceur, c'est-a-dire vous et moi.

Il est assez simple a utiliser, et permet en quelques clics d'obtenir presque instantanement des visites sur votre site web.

Je vais vous detailler la creation d'une campagne en quelques copies d'ecrans.

Creation d'une campagne avec un ciblage par mots cles (n'oubliez pas de cliquer sur les images pour les voir en taille reelle):




C'est la partie la plus simple, il faut donner un nom a la campagne et au groupe d'annonce, puis cibler la langue des utilisateurs, et enfin utiliser le critere geographique comme dernier ciblage.




Nous avons choisi un critere fin geographique, donc nous choisissons la ville et le rayon autour du centre de Grenoble (mais vous pouvez cibler un departement, une region, ou meme la France entiere), dans notre cas( un magasin de cuisines) cela correspond vraiment a la zone de chalandise du magasin.




Nous arrivons a l'etape la plus cruciale de la creation de l'annonce, son texte... Et attention, les criteres sont stricts, que ce soit en nombre de caracteres que dans la validation de votre annonce, Google va analyser votre texte afin d'etre sur que vous respectez les conditions d'utilisation du service. N'oubliez pas de reprendre dans votre texte d'annonce les mots cles que vous allez ensuite cibler. Vous devez etre accrocheur, et aussi dans notre cas avoir une dimension geographique afin que les internautes comprennent tout de suite que c'est un commercant local qui desire presenter ses cuisines et non pas un chaine de magasins nationaux. L'URL de destination peut etre personnalisee, car vous pouvez mettre en place sur votre site Internet une "landing page" specifique pour les internautes qui cliquent sur votre publicite Google, ainsi le message de votre page d'accueil speciale Google peut coller a votre annonce, en reprenant la geographie (magasin a Grenoble), les cuisines italiennes, etc...






Maintenant vous devez choisir les mot cles qui vont permettre de cibler les internautes qui vont ensuite visiter votre site. Dans notre cas, c'est assez simple, nous mettons "cuisine" et "meuble cuisine". Vous avez aussi un generateur de mots-cles qui peut etre utile pour trouver des synonymes interessants et d'autres termes de votre domaine.




On arrive au budget, phase importante !!! Vous definissez votre budget quotidien (evidemment pour obtenir votre budget mensuel vous multipliez par 30). Mais surtout vous definissez le tarif de votre enchere et la vous allez avoir besoin de cliquer sur "Afficher l'outil de prevision de trafic" pour voir quelle est votre "concurrence" sur les mot cles choisis et aussi la competition en terme d'encheres.
Ainsi vous saurez quelle est l'enchere minimum, dans mon cas c'est 0,04 € ce qui est tres abordable, j'ai vu recemment un mot cle a 3 € minimum !!! Il suffit de jouer avec les encheres pour obtenir le meilleur rapport qualite-prix :





Dans mon cas pour etre dans les 3 premieres positions il me faut monter a 0,11 €. Mais il faut savoir que normalement les encheres seront au final un peu inferieures, car l'enchere minimum etait de 0,04 €, nous le verrons dans le prochain post ou je parlerai de l'apres creation de campagne.




Vous n'avez plus qu'a verifier votre campagne et a l'enregistrer.

(desole pour les accents, je n'ai qu'un clavier anglais sous la main) La suite de Google Adwords dans quelques jours...

mercredi 13 juin 2007

Contexte social de la PME

Me revoilà apres quelques jours de break. J’en ai profité pour relire ma prose et je reconnais avoir eu quelques aigreurs d’estomac… « M’enfin » comme dirait Gaston Lagaffe le plus important est peut etre ailleurs. Alors, aux derniers masochistes de ce blog, je n’ai qu’un mot à dire :

« Accrochez vous ! » Je continue…

On en était au chapitre que je pensais consacrer aux relations entre le dirigeant et son service marketing : quel mode de fonctionnement peuvent ils mettre en place pour établir une relation pérenne ? En clair comment le marketing en PME peut il résister aux aléas économiques et être considéré comme un acteur clé de la vie ou de la survie de l’entreprise.

Je structurerai bien ce chapitre de la manière suivante :

- Quel est le contexte social de la PME ? Attention il s’agit ici de vous faire partager mon expérience professionnelle et en aucun cas je ne souhaite énoncer de principes génériques sur les modes managériaux de la PME.

- La position du dirigeant en PME. Qui est il, son fonctionnement, ses priorités, sa vision, ses doutes…

- Enfin quelles relations l’homme de marketing doit construire avec le dirigeant

Si on s’attarde 10 mn sur le contexte social de la PME, on va necessairement rejoindre les réflexions que l’on observe sur le contexte general des entreprises quelle que soit leur taille…

Il est assez sombre et force est de reconnaître que là encore il y a certainement beaucoup à faire... Il y a un vrai malaise managerial depuis 15/ 20 ans dans nos entreprises. Pour s’en convaincre il suffit de passer dans les rayons de votre libraire et vous verrez foisonner une littérature au titre racoleurs qui n’existait pas il y a 2 ans : « profession salaud », « les illusions du management », « Guide d’action pour lutter contre les abus de pouvoir… »…

Bref, le moins que l’on puisse faire est donc de parler du vrai mal être des cadres (et des autres) en entreprise. Et si vous faites référence à l’actualité des derniers suicides, ou des derniers commentaires des médecins en entreprise vous pouvez légitimement vous interroger. Que se passe t il en entreprise ?

C’est un vrai sujet tabou que d’essayer de comprendre et de faire le lien entre la pression managériale et la mort d’un individu… Comment relier la cause et l’effet ?… Ne s’agit il pas d’individus fragiles perturbés par des contraintes multiples où le privé et le professionnel se mêlent… C’est certainement vrai, car un homme au travail (ou une femme), c’est au départ un homme ! Belle vérité de Lapalisse. Un homme avec son intelligence, sa sensibilité, sa santé et ses limites… Alors comment essayer d’y voir plus clair ? Comment des hommes peuvent ils etre poussés à de telles extrémités et pourquoi ce vrai malaise managerial en entreprise?

Je crois que le malaise des entreprises vient de multiples causes mais je ne m’attarderais que sur l’une d’entre elles qui me semble etre essentielles : celle de l’appropriation du Moi de l’individu. Désormais on n’attend plus de vous une compétence, une qualification propre à construire un bien commun. On veut une implication presque fusionnelle entre votre identité et votre performance au travail. La ligne « blanche » est franchie. Carlos Ghosn n’hesite même plus (24 leçons de management Maxima Laurent du Mesnil). Selon lui « il ne s’agit pas de travailler 10h, de rentrer chez soi et de tout oublier, mais de vivre un rapport continu avec son affaire, en restant émotionnellement et intellectuellement impliqué à chaque instant »… Avec çà si je vous rajoute un peu de mobbing pour corser votre management, on peut tout craindre, y compris les actes les plus fous… Le management a dépassé les bornes : il s’est invité dans votre intimité. La notion de capacité ou d’incapacité à certaines missions renvoie automatiquement à ce que vous avez de plus intime : votre identité.

jeudi 24 mai 2007

Marketing Online et Google

J'ai été invite par Guy pour écrire sur un domaine que je connais depuis un bon moment, le marketing sur Internet, marketing interactif, ou encore marketing online, etc...

Quoi de plus naturel que de commencer par parler de Google... En effet, Google et ses nombreux outils est un très bon compagnon du marketeur online.

Citons-en quelques uns que j'utilise régulièrement:

       - Google Adwords
       - Google Analytics
       - Google Adsense
       - Google Trends
       - Google for Webmasters
       - Google Checkout
       - Google Actualités

Je vais développer dans les prochains posts chacun d'eux et à quoi ils me servent.

Et vous, qu'utilisez-vous comme outils pour gérer votre marketing sur Internet ? Utilisez-vous d'autres applications de Google ?

mercredi 23 mai 2007

Distribution: L'analyse des linéaires

Ancien pilote de chasse reconverti dans l'arthmétique du linéaire apres un parcours dans un grand groupe, Olivier Bach a créé la société CMI (Centre Marketing Informatique) dont j'ai largement utilisé les etudes lors de mon passage dans l'electroménager. Un petit bouquin (130p) comme je les aime; c'est une boite à outils extraordinaire pour analyser la performance de vos produits en linéaire. Ce livre est tout sauf un livre de chevet : aucune chance de vous endormir avant la dernière page...

distribution.gif

lundi 21 mai 2007

Le marketing devenu à forte sensibilité commerciale a-t-il perdu son âme ?

On pourrait le craindre si, à travers les lignes que je viens d’écrire, on ne voit dans le marketing qu’une compétence arc bouté sur l’Ultra court n’ayant pour objet que de répondre au besoin commercial immédiat. Il est vrai que dans ces conditions, on perd rapidement toute capacité d’innovation et on compromet la performance commerciale future de l’entreprise.

Non ne tombons pas dans l’inflation commerciale et l’obsession du CA sans délai pourtant si chère en PME. Là encore il faut trouver ce juste équilibre entre action commerciale et réflexion… (Vaste sujet philosophique…)

Il faut un marketing à très forte sensibilité commerciale. Un marketing au cœur du commerce à coté des acteurs que peuvent être les directeurs commerciaux, les directeurs des ventes les comptes clés ou les responsables de secteurs (EDV). Surtout pas de marketing spectateur du commerce qui ne ferait qu’analyser ou enregistrer des résultats produits et commerciaux. Il faut être dans le rythme du commerce. Il faut un marketing qui « se mouille » et qui montre comment faire…Il a un rôle pédagogique et tactique pour déclencher du CA à court terme et répondre à l’exigence de la PME. Le marketing doit être en PME, un acteur du Chiffres d’Affaires.

Si vous suivez cette conversation, et pour coller encore plus prêt aux réalités économiques de la PME (exigence de CA et de rentabilité à très court terme), je donnerai au marketing en PME un autre objectif : celui de générer lui même sa propre rentabilité. En clair, le marketing doit rentrer du CA dans l’entreprise et autofinancer lui même son coût structurel par des actions de vente directe auprès de professionnels ou particuliers demandeurs de son expertise. Cette idée, je la développerai dans un chapitre consacré à l’évolution de l’organisation commerciale de la PME. J’insisterai sur le rôle commercial essentiel du marketing pour embarquer dans cet objectif d’autofinancement l’ensemble des services de l’entreprise. Je pense l’appeler : CRM 2.0...

Fort de cette expérience terrain et de ce pragmatisme commercial qu’il aura su démontrer concrètement et riche de la masse d’information mise à sa disposition, il faut, pour la direction commerciale comme pour la direction générale de l’entreprise, un marketing qui incarne réactivité et capacité à se projeter pour élaborer des plans. Je sais qu’il n’y a aucune solution clé en mains mais j’arbitrerai bien le temps de travail du Directeur Marketing la manière suivante :

- 60% Terrain (préparation des dossiers de référencement, négo en centrales, visite des magasins leaders, analyse du ca et plan d’actions pour corriger les dérives… Bref actions court terme sur le CA

- 40% Développement (Produits et Services nouveaux) reporting DG, Plans … pour les projets à 3 ans max

La position originale du marketing dans l’organisation doit l’amener à être le consultant interne privilégié de toute l‘action commerciale et incarner la fonction commerciale supérieure de l’entreprise. Depuis longtemps, la prise de conscience de cette fusion nécessaire entre commercial et marketing a amené les recruteurs à rechercher des compétences mixées. Pour cette raison on retrouve très souvent en PME des directeurs (ou directrices) commercial / marketing.. La volonté est affichée mais les compétences sont elles là ? Mon parcours professionnel m’a fait la preuve du contraire systématiquement. Un bon directeur commercial devient très rarement un bon directeur marketing et vis versa… Alors que faut-il faire ?

Il faut du courage managérial et un peu de vision stratégique : un vrai patron d’entreprise…

Nous avons vu que sans rien perdre de ses prérogatives sur le marché, le marketing en PME sort renforcé de son implication commerciale. J’aimerais que ce qui vient d’être écrit amène vos commentaires. Partagez vous mon approche ?

D’ailleurs avant de passer au chapitre que je pensais consacrer aux « relations entre le dirigeant et son service marketing », j’aurais aimé que vous me donniez l’action commerciale à recommander à mon chef d’entreprise qui commercialisait des pistolets à air comprimé… Alors il fait quoi mon compte clé ? le titre du billet était (Avantages d'une cellule étude multi compétences 2/2)

A bientôt

mercredi 16 mai 2007

Marketing = Fonction commerciale supérieure de l'Entreprise

Faire des hommes du marketing de supers commerciaux de l’entreprise : oui.

Le marketing risque t il d’y perdre son âme ?

A mon sens pas du tout et au contraire. J’y vois plusieurs avantages :

- En PME il y a traditionnellement une fusion entre le marketing de distribution et le marketing de développement (produit…) : c’est une très bonne chose. Le dirigeant de PME parle d’ailleurs de Marketing sans trop savoir exactement de quoi il en retourne. Si les choses n’ont pas été précisées à la prise de poste, je vous conseille fortement de le faire. Le développement produits, la définition du package de lancement, ainsi que l’analyse des performances produits et des performances commerciales doivent venir du marketing. L’avantage est évident. Proche du terrain et des distributeurs (Centrales ou magasins) les corrections au lancement deviennent quasi immédiates.

- Proche des négociations en Centrales d’achat, vos solutions intègrent immédiatement les contraintes du distributeur. Cet aspect est essentiel notamment pour tous les pb liés au merchandising qui est de plus encadré dans la grande distribution. Cette position vous permet aussi de bien apprécier les critères de performances linéaires mis en place par le distributeur. Attention la performance d’un produit n’est pas uniquement son CA ou sa Marge. La performance linéaire est un aspect essentiel. Sur ce point je voudrais vous recommander un excellent petit livre (rédiger par un ancien pilote de chasse…reconverti dans l’arithmétique du linéaire…). Ce bouquin est extraordinaire.

Je prends 5 mn pour développer ce point qui me semble très important. Comment apprécier la performance en linéaire d’un produit sans disposer de panel. Bon nombre de marché des Biens durables (B to C) ne disposent pas de panels de consommation comme on en trouve pour les produits de grande consommation. Il faut, par ailleurs, reconnaître le cout exorbitant de ces panels pour une PME. Alors comment faire pour avoir une information régulière sur la performance de vos produits en linéaire?

Les ERP dont nous disposons aujourd’hui dans les entreprises sont des mannes d’informations extraordinaires. A partir d’une seule donnée interne et sans remontée commerciale (EDV) vous avez les moyens de construire des indicateurs grossiers mais suffisamment performants pour avoir une image réaliste des performances de vos produits en linéaire… (soyons malins…).

A partir d’un magasin test, vous devez obtenir la rotation moyenne de votre produit. Ensuite tout devient un jeu d’enfant en observant le réassort ou pas du magasin. Il vous suffit ensuite de bien analyser vos taux de présence et taux de mise en place (attention c’est différent) et c’est gagné. La performance produit devient très facile à analyser quant à la performance magasin il vous suffit de croiser la surface du magasin (très facile à obtenir) ou mieux les mètres linéaires développés de la famille pour avoir une image réaliste de la performance du magasin.

Il est clair que vs n’aurez pas la performance des produits concurrents mais c’est déjà une indication très importante pour comprendre l’évolution du linéaire ou le cas échéant le déréférencement d’un produit.

A plusieurs occasions j’ai pu utiliser ces indicateurs « maisons » qui ce sont révélés très fiables pour avoir un éclairage objectif des décisions prises par certains acheteurs de la grande distribution. Ces indicateurs se sont révélés aussi très intéressants pour piloter l’action des commerciaux (EDV) qui corrigeaient la performance de vente de certaines références (par des actions promotionnelles locales par exemple) pour maintenir le curseur au dessus de la position critique et garantir ainsi notre référencement national…

- Mieux informé, vous intégrerez dans vos développements futurs les aspects stratégiques propres à chaque distributeur. Vous accroissez ainsi les chances de référencement du Compte Clé.

- Proche du terrain, vous vous placez dans une situation privilégiée pour concevoir des offres tactiques pour corriger des dérives ou bloquer un concurrent par exemple.

- Imprégné de votre marché, vous allez acquérir cette fameuse « sensibilité commerciale » (…) et vous devenez l’équipier indispensable du commercial qui ne vous ressent plus comme un censeur de son activité mais comme un personnage qui construit avec lui sa performance future.

- Autre avantage est de pouvoir identifier des magasins pilotes qui vous serviront pour des tests futurs. La qualité de la relation que vous pourrez bâtir avec le directeur du magasin par exemple, peut vous permettre de gagner énormément de temps…

Je reconnais que pour les grosses structures il sera plus complexe de mettre en place ce dispositif. Notamment quand le poids de l’export devient important dans le CA. Il convient alors de dissocier un Marketing de développement dans le pays d’origine (maison) et un Marketing de distribution délocalisé dans chaque pays. Mais là encore, il faudrait que le lien hiérarchique entre le marketing de distribution (filiale) et le marketing de Développement soit direct. Ce marketing de distribution n’ayant qu’un lien fonctionnel avec la Direction Générale locale du pays (filiale). Cette dépendance hiérarchique n’enfermerait pas le Responsable marketing dans une seule logique commerciale qui peut être dramatique pour l’entreprise. A trop enfermer le marketing dans le très court terme on finit par courir après les concurrents. Le seul argument devient le prix et uniquement le prix…

Contrairement à l’observation que l’on fait sur les biens durables et leur standardisation quelques soit le pays, les hommes de marketing doivent retrouver ce leadership créatif par pays. L’individualisation des produits et des services est une tendance lourde pour les décennies qui viennent. C’est une erreur stratégique que de croire qu’un seul produit répondra à toutes les attentes du marché. Force est pourtant de constater que pour les biens durables le poids de l’industrie est encore déterminant.

Il faut que de nouvelles organisations voient le jour pour garantir ce besoin de diversité de l’Offre et les impératifs industriels de rentabilité.

lundi 14 mai 2007

Marketing en PME : Acteur du CA

Je vais vous laisser réfléchir quelques temps, mais cet exemple laisse déjà entrevoir le rôle tactique dans lequel le marketing en PME doit se poser. Il faut des résultats rapides et mesurables objectivement très rapidement. C’est un aspect sur lequel, je reviendrai dans un chapitre futur. L’arbitrage Stratégique / Tactique est vite fait en PME. D’ailleurs, j’ai souvent eu le sentiment que l’approche stratégique en PME était une sorte d’histoire que l’on se racontait entre cadres une fois les événements passés… En PME il y a peu de place pour la stratégie. Il faut du résultat très vite, être ultra réactif. Dans le chapitre dans lequel nous aborderons les relations du dirigeant d’entreprise avec son service marketing, nous essaierons de positionner le rôle du marketing dans cette dynamique de l’ultra court terme et nous essayerons de définir, entre autres, les éléments de reporting qui correspondent.

L’exemple dont j’ai parlé plus haut est tout à fait révélateur des situations qui se présentent régulièrement au Directeur marketing d’une PME. Le recul est presque impossible à prendre et vous devez touchez juste et vite. Vous avez un mois pour élaborer un plan d’action, le soutenir en réunion et le mettre en œuvre la semaine suivante. Une sorte de jeu d’escrime où toute la structure commerciale (et la Direction Générale…) vous observe et ne manque pas de vous censurer le jour où ça ne marche pas… Mais quand ça marche !… Attention tout de même à enregistrer très vite plus de réussites que d’échecs… n’oubliez pas que nous sommes en PME…

La position originale du marketing en PME doit traduire la dimension commerciale supérieure de l’entreprise. Nous avons vu dans un chapitre précédent la nécessité d‘élargir les cercles de réflexion en y intégrant des personnels traditionnellement exclus, mais à haut niveau d’expertise. De tels groupes peuvent être mis en place pour d’autres sujets que celui évoqué précédemment : la logistique, la mise en place de SIM, le merchandising, la communication… Sur ce dernier point, je me souviens de cercles créatifs que nous avions mis en place pour la recherche de noms de gamme… (pas si simple…). Nous y avions intégré des ingénieurs. Le résultat était tout aussi étonnant. Avec une telle approche nous posons le futur de l’entreprise, mais qu’en est il du CA de tous les jours ? Encore un fois, le marketing doit traduire la dimension supérieure du commerce de l’entreprise. Voilà un autre bel objectif et une autre grande ambition…

Les hommes de marketing en PME ne doivent jamais apparaître comme de supers fonctionnaires de l’entreprise. Attention aux fonctionnaires du privé !!…Ca existe et ça coute cher…S’ils existent, ils doivent aider au fonctionnement mais en PME il en faut très peu. Leur poids doit d’ailleurs diminuer dans les années qui viennent et si vous allez au bout de mon exposé, je vous proposerai peut être de les supprimer tous… C’est tout à fait possible ! Quand je parle de fonctionnaires du privé^, je pense à tous ces services qui sont éloignés de l’activité commerciale directe, et qui vivent grâce à elle. N’allez pas me faire dire ce que je ne dis pas. A savoir qu’il n’existe qu’un seul service digne d’intérêt (le commercial) et que tous les autres (Personnel Financier Marketing Production…) ne sont que des « services saprophytes » de l’entreprise. Chacun est bien dépendant d’une chaine et le commerce ne peut se faire correctement sans l’intervention de chaque maillon. Mais depuis des années, je réfléchis à cette idée de faire éclater la relation commerciale à tous les services de l’entreprise pour les mettre en rapport direct avec le chiffre d’affaires. Nous en parlerons plus loin. Peut être avez vous déjà des références d’ouvrages qui aient débattu de ce sujet ?

Non, surtout pas de fonctionnaires marketing en PME même fussent ils supers. Mais un marketing très proche du commerce et du chiffre d’affaires : oui.

jeudi 10 mai 2007

Avantages d'une cellule étude multi compétences 2/2

La grosse artillerie médiatique est hors de portée de la PME. Et le vrai bon conseil qu’on puisse lui donner est de ne jamais y céder. Oubliez investissement télé, presse Grand Public, … Soyez malins ! Faites vos signes différemment.

Intégrer la chaine de valeur dans laquelle l’Offre se placera est un aspect essentiel de l’action marketing en PME mais quelques fois cela ne suffit pas.

J’ai souvenir d’un collègue (ex Grand Compte) qui était devenu la tête de pont d’une entreprise anglaise spécialisée dans les pistolets à air comprimé et autres pulvérisateurs (peinture et autres…). Cette société comptait à terme ouvrir une filiale en France. (chose qu’elle a faite depuis…)

Le « plus produit » développé était là encore assez complexe à exprimer simplement aux consommateurs. (nous sommes toujours dans une approche B to C)

Budget communication : très faible Avantage produit : significatif mais peu lisible au consommateur Positionnement prix : moyen de gamme Notoriété de la Marque : nulle

L’approche classique a d’abord été utilisée : Amélioration du design et du packaging, publicité dans la presse, un prix agressif… Un dossier fut défendu en Centrales GSB ; Certaines jouèrent le jeu en entrouvrant la porte de leurs magasins (sans conviction) et ceci permit les premiers tests de marché en dimension réelle… Résultat : ECHEC

La concurrence est très dure sur ce marché et le 1er entrant est systématiquement laminé par la marque leader en place…

Alors on fait comment ?

J’aimerais que cette question ouvre un échange sur vos approches marketing en PME. Quelles solutions proposez-vous à mon chef d’entreprise ? Un détail qui a son importance : ce produit a fait un « carton » ; en clair il a mobilisé 4 mois d’activité non stop de l’entreprise pour le fabriquer (en Angleterre) et essayer de répondre à la demande des consommateurs…

Alors vous faites comment ? Si vous avez besoin d’infos complémentaires n’hésitez pas.

Avantages d'une cellule étude multi compétences 1/2

L’expérience vécue avec cette cellule d’étude multi compétences met en évidence un aspect important du marketing en PME : son obligatoire multi polarités. On parle souvent de fonction transversale mais c’est plus que ca et toute sa complexité. Le marketing mis en œuvre en PME est une fonction managériale essentielle dont l’influence doit embarquer toute les fonctions de l’entreprise sans pour autant les gouverner…

Résultat de notre cellule étude multi compétences : A la fin des 3 mois d’avant projet, nous disposions d’une information si riche que l’ensemble du plan produit était couvert pour 6 ans.

Les avantages de la formule :

- Contrairement à ce que l’on pouvait imaginer le marketing en PME n’y perd pas son âme car sa relation au consommateur final est toujours essentielle. Certes le levier « communication » est beaucoup plus modeste mais l’approche des groupes leaders suffit largement à donner une image fiable de la performance future d’un projet.

- Le fait d’impliquer toutes les structures de l’entreprise contribue largement à démystifier le rôle des hommes de marketing. Tout devient lisible et chacun contribue à la validation d’un projet sur des bases documentées par le groupe. Il ne s’agit pas d’établir un consensus médiocre mais bien « d’emmener » l’intégralité du groupe dans une dynamique qui projette l’activité future de l’entreprise…

- La richesse de l’information est incontestable et elle ne donne pas seulement une vision statistique du problème à régler à un moment donné mais annonce de façon dynamique les axes de réflexions futures.

- La qualité d’étude est largement validée par les interlocuteurs

- Le cout est quasiment nul (hors les études conso réduites pour leur part à la portion congrue)

L’approche des groupes leaders révèle le positionnement original dans lequel le marketing en PME doit se positionner. Il ne s’agit plus d’engager avec le consommateur une relation directe frontale mais de s’inscrire dans un processus qui à terme le concernera. Mon raisonnement a souvent été de considérer le rôle du marketing en PME comme un apporteur de compétences dans une chaine de valeurs qui lui échappent. Si vous validez cette approche on peut dès lors considérer que nous sommes dans une approche industrielle du marketing qui vs soyez dans une logique B to B ou B to C.

La relation que peut entretenir la PME avec la Grande distribution est assez éloquente. Comment considérer son rôle hors de cet angle industriel. La PME ne peut se placer que comme une composante de la chaine de valeur du distributeur qui aura lui seul le contact avec le consommateur final. Certes quelques actions de communication Grand Public peuvent l’aider à construire des signes sur la Marque ou sur le produit mais à aucun moment la PME n’aura la force de frappe nécessaire pour créer les signes suffisants d’une demande du consommateur à moins que…. Vous soyez plus malins que les autres…

La suite très bientôt...

jeudi 3 mai 2007

Marketing industriel

La collection Vuibert Gestion est une manne de connaissance dans laquelle j'ai souvent puisé. Le bouquin de Dayan (docteur en gestion) est un ouvrage de référence qui pose à la fois les concepts de base à maitriser mais qui se place délibérement dans une perspective opérationnelle. Un bouquin vers lequel je reviens très régulièrement.

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vendredi 27 avril 2007

Le Marketing à la japonaise : Philosophie et pratique

Un bouquin un peu "philosophique" (comme tout bouquin d'universitaire...) d'ailleurs les auteurs le sous titre ainsi... "philosophie et pratique" Pour la pratique ils dégagent des concepts intéressants sur les approches japonaises du marketing qui amènent un éclairage nouveau sur nos approches de marchés . Le chapitre 2 consacré au positionnement concurrentiel d'un projet est particulièrement intéressant.

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mardi 24 avril 2007

Les séquences d'une étude Biens durables (BtoC) environnement PME (2/2)

Mais cet avantage concurrentiel est quelques fois très difficile à exprimer au consommateur (attention : acheteur final) J’ai souvenir d’un lancement produit qui avait basé son avantage concurrentiel sur un plus technique très difficile à exprimer au Grand Public. Cette innovation technique permettait des économies d’énergie très significative et un usage du produit beaucoup plus performant. Le prix du produit le plaçait dans un milieu de gamme +. On aurait pu parler d’un positionnement 3eme quartile… Alors, comment faire pour imposer ce produit au consommateur et le placer sur son avantage concurrentiel très vite? Une bonne analyse de la chaine de décision a permis de donner une lecture de cet avantage au Grand Public par des moyens merchandising très originaux et surtout « d’emballer » la distribution par un effet média inattendu… (Canal+)

La progression a été tellement forte que GFK (à l’époque paneliste du secteur) pensait avoir fait une erreur dans ses remontées de stat… Nos résultats étaient en fait supérieurs à ceux estimés par GFK…

Cout de ce lancement ? Presque rien ! A l’époque environ 30 K€ (il y a 12 ans…) et ma prime personnelle ne le répétez pas… (trop modeste ;-))

lundi 23 avril 2007

Les séquences d'une étude Biens durables (BtoC) environnement PME (1/2)

En environnement PME l’input d’innovation doit venir de l’interne et doit surtout s’appuyer sur les services Recherches et Développements (ex Bureau d’Etude). Le tout consommateur n’existe pas en PME. Le consommateur ne va venir qu’à la fin du processus de développement.

Le marketing est certes à l’origine des projets mais il doit le faire en parfaite symbiose avec tous les autres services et plus particulièrement avec le service Développement. C’est un équilibre particulier où le Marketing doit composer avec un outil de production nécessairement limité et rigide dans son évolution mais avec lequel il faudra ou pas composer…

Mais revenons à notre cellule d’étude. Les questionnaires ont été administrés presque dans les délais... Je dis presque car c’est bien là une des difficultés de ce processus multi compétences. Il faut prévoir un délai d’administration nécessairement rallongé. Comment allons-nous exploiter nos remontées d’info et donner une perspective à notre projet ?

On est dans un processus d’étude B to B On peut s’inspirer de François Blanc dans un de ses livres (marketing Industriel Vuibert 1988) exprime assez bien le processus mis en place. Le processus de remontées des infos se fait par paliers successifs :

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- Pour chaque interlocuteur nous faisons la liste des facteurs clés de succès en les pondérant du poids de l’acteur (on construit une sorte d’indice de likert… pour les amateurs d’indice…) Analyse (Opportunités / Menaces) Chaque projet et chaque composante est ensuite notée en tenant toujours compte du poids de l’acteur dans la chaine. Je vous rappelle que le poids de l’acteur a été défini et validé par le groupe d’étude.

- Les arguments sont ensuite regroupés par famille. On est très proche d’un processus développé dans la méthodologie Kaisen.

- Pour chaque projet on élabore un profil type et on le compare au profil recherché au départ de l’étude par le groupe (objectifs de l’étude)

- Il faut ensuite travailler sur les relations entre les acteurs et commencer à imaginer 1 scénario de lancement

- Définition précise des produits concurrents cibles

- Enfin Il faut donner l’avantage concurrentiel du projet. Cet avantage doit être fort et lisible... ; Je dis lisible car en environnement PME il vous ai impossible de vous battre sur l’avantage immatériel d’un projet. Les moyens budgétaires de lancement sont beaucoup trop faibles pour imprimer aux consommateurs une quelconque plus-value subjective… Cet avantage concurrentiel doit être par ailleurs, unique. Je suis contre l’idée du produit au meilleur rapport qualité/prix… Ca veut tout dire et rien dire… La cellule d’étude doit travailler à rechercher cet avantage concurrentiel qui n’est pas nécessairement celui que l’entreprise avait imaginé au départ.

La suite très bientôt...

jeudi 19 avril 2007

Pilotage d'une cellule etude "multi compétences"

Les principales difficultés auxquelles le CP va etre confronté dans l’animation d’une telle cellule etude :

- Le fait de diversifier les composantes de la cellule vous allez vous heurter à des cultures très différentes qu’il faudra faire cohabiter. En clair on ne parle pas à un ingénieur développement comme on parle à un commercial…

- La difficulté principale viendra, par ailleurs, du fait que chacun a tendance à considérer son domaine comme essentiel au succès d’un projet et chacun pense sincèrement détenir la clé du problème. Il ne faut créer aucune frustration. Les conflits inter services existaient avant votre arrivée, il est inutile d’en créer de supplémentaires… Vos décisions doivent s’appuyer sur des informations objectives et sur un poids des facteurs validés par tous.

- Vous rajoutez une tache supplémentaire à des personnes qui étaient déjà « surbookées » et qui n’ont pas toujours la disponibilité souhaitée. ( nous sommes en PME… les effectifs sont très courts). Mais le problème vient aussi du cadre dans lequel est administré le questionnaire. En Centrale d’Achat par exemple les comptes clés disposent d’un temps d’entretien limité. Venir ajouter à leur négociation un volet étude risque de la perturber . Il va falloir faire prendre conscience au compte Clé qu’il est toujours dans un acte de vente et le mettre dans une logique de futurs référencements. Tout ceci en lui faisant bien intégré que le projet ne sera jamais un « copier/coller » de la demande du client. Le Chef de produits peut aussi accompagner le Compte Clé en Centrale (je vous le conseille fortement). On commence déjà à entrevoir la dimension commerciale dans laquelle le service marketing doit se positionner dans une PME. Nous développerons plus loin ce point très important de l’action marketing.

- Enfin , il y a un mot que je déteste : le consensus. Gardez vous du consensus nécessairement mou !… Le consommateur est tout sauf mou… Il faut conditionner son groupe dès le départ dans une dynamique (il faut du charisme à l’animateur (souvent Chef de produits)). Attention, il ne s’agit pas de faire le projet du Chef de produits ou du Directeur marketing mais bien d’orienter le groupe dans un dynamique d’innovation et de prise de risques contrôlés par le groupe.

Et le consommateur ? Où est il ? Nous sommes tous des consommateurs potentiels. Que vous soyez Chef de rayon ou Chef de Produits (acheteurs) dans la distribution, journaliste, architecte (etc..) nous sommes tous des acheteurs en puissance.

Le consommateurs sera traité au milieu et en fin de course. A la 1ere synthèse, le consommateur (dont le poids est pondéré comme les autres acteurs) ne va donner qu’un avis générique sur le projet ; peut etre pouvons nous lui demander d’exprimer les performances attendues du projet mais n’essayons pas de le définir… Le consommateur ne va venir que pour ajuster le projet et non plus le définir dans ses composantes structurelles. Cette remarque sera aussi valable pour le prix. Le questionnaire sera composé essentiellement de questions ouvertes d’échelles d’attitude ; des photos produits suffisent. Une erreur est de trop attendre du consommateur

mardi 17 avril 2007

Le Marketing selon McKenna

Ce livre un peu ancien mais tellement actuel, vous donne les facteurs clés de succès pour réussir un lancement de produit (biens durables principalement). Il s'est plus particulièrement intéressé aux entreprises informatiques américaines. Très facile à lire et très vite lu. Un bouquin génial.

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mardi 10 avril 2007

Constitution du groupe d'etude

Il n’y a bien sur pas de composition type du groupe d’étude. Le groupe est constitué sous l’impulsion du Chef de produits qui a identifié un processus décisionnel particulier. Le groupe défini plus haut est assimilé à un problème de développement produit.

Imaginons que nous soyons concernés par le développement d’un nouveau concept très novateur de meuble de cuisine ou de salle de bains.

Le processus de mise au marché identifié par le Chef de produits est le suivant :

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L’ingénieur développement traitera les architectes et constructeurs Le compte clé s’occupera des centrales d’achat Le vendeur remontera les réactions des magasins leaders concernés par ce nouveau produit L’assistant export donnera traitera certaines chaines de distribution étrangères Le marketing s’occupera principalement des consommateurs mais traitera aussi certains journalistes de la presse spécialisée.

Ce schéma ici assez simple n’exprime aucune solution « clé en mains ». Il est élaboré par le Chef de produit pour répondre à un problème particulier.

Une fois la chaine identifié, il convient de mettre au point un questionnaire « tiroir » composé d’un tronc commun et de module propre à chaque acteur de la chaine. L’idée est d’élaborer un document commun de présentation du projet (enrichi de données techniques de photos de maquettes ou maquettes volume), d’élaborer un guide d’entretien (plutôt ouvert) qui sera administré en face à face.

Contrairement à une idée reçue le fait d’administrer un projet non pas par des enquêteurs (anonymes) mais par des personnes de l’entreprise n’introduit que très peu de biais sur l’objectivité et la performance des réponses. L’expérience m’a montré que les personnes interrogées se livraient sans réserve (au contraire ! certains auraient même tendance à en rajouter…). Tout le monde comprend qu’il fait partie d’une chaine où chacun peut tirer avantage du succès d’un projet (ou doit se garder de son échec..) et a tout intérêt à s’exprimer sans réserve. Il ne s’agit pas de faire des réponses de complaisance mais bien d’exprimer dans son domaine d’expertise une position claire (souvent documentée d’expériences croisées…).

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